05.02.2019

Synthèse de la conférence de la FNAIM Entreprises du 23 janvier 2019

Infographie - Géolocaux Sorovim

2018 fut à bien des égards et sur bien des secteurs une année exceptionnelle.  La demande placée est en nette hausse par rapport à 2017 : + 15% pour les locaux industriels, + 9% pour la logistique et même + 23% pour le marché des bureaux, qui dépasse la barre des 300 000 m² avec 331 659 m² en 616 transactions. Une hausse qui s’explique notamment par les quelques opérations sur de très gros volumes mais qui repose surtout sur la multiplicité de l’offre lyonnaise et un nombre également croissant de transactions effectuées sur cette année. Une offre qui permet donc à Lyon de se maintenir comme 2e marché national pour les locaux d’activité, 2e pôle logistique et qui continue d’attirer les investisseurs surtout dans le secteur des Bureaux avec plus de 1 milliard d’euros investis en 2018 sur un total de 1,2 milliards, soit 90% des montants investis. Ces 1,2 milliards représentent une hausse de 32% par rapport à 2017 et témoignent de la solidité économique de la région sur les secteurs secondaire, tertiaire (surtout) et quaternaire. Autre signe de solidité, les valeurs locatives et à la vente restent stables dans les domaines des locaux d’activité et de la logistique et sont en hausse sur le secteur des bureaux avec un loyer prime à 300€/m² et un loyer moyen à 190€/m².

Du coté de la répartition géographique, c’est l’Est de l’agglomération qui attire les demandes pour lequel le centre ne peut plus suffire. A noter surtout le Nord Isère qui accueille la plus grande part des demandes placés Activité et Logistique et Gerland qui prend la première place pour le secteur des Bureaux (devant la Part-Dieu et Vaise). Ce glissement à l’Est est symptomatique du défi qui s’annonce pour 2019 et après : le manque de disponibilité tous secteurs confondus sur les centres urbains et premières couronnes. Et si le neuf s’est taillé une bonne place sur l’immobilier d’entreprise en 2018, 2019 débute sans grands projets d’envergure pour répondre aux demandes. Il faudra donc surveiller ce glissement en périphérie de plus en plus distante, les éventuelles démolitions ou restructurations et le projet de logistique urbaine sur le Port Edouard Herriot.

Infographie : Geolocaux.com

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